En résonnance avec la nouvelle édition des Mystères de Paris d'Eugène Sue proposée par Judith Lyon-Caen chez Gallimard, je voudrais aborder ici quelques aspects de cet ouvrage. A partir de 1850, les éditeurs Joseph Bry (établi 27 rue Guénégaud à Paris) et Marescq s'associent et commencent la publication des Oeuvres illustrées d'Eugène Sue. En format in-quarto, les écrits d'Eugène Sue sont proposés en livraison à 20 centimes (ou 4 sous). Pour les Mystères de Paris les illustrations sont, pour la plupart, signées par Jean Adolphe Beaucé. Mais on trouve également quelques reprises d'illustrations réalisées par Gavarni ou par Staal. Les tout est gravé par Lavieille. Le douzième volume de ces éditions illustrées est consacré aux Mystères de Paris. Il paraît au cours de l'année 1851et comprend 384 pages.
En grande partie cette édition illustrée à vocation populaire reprend certains types issus de la littérature dite "panoramique" des années 1830-1840. C'est ce qui fait sa valeur aujourd'hui ; c'est sans doute ce qui peut aussi expliquer son demi-échec commercial.
Voici pour commencer quelques figures de la pauvreté, telles que pouvait se la représenter les artistes au milieu du XIX° siècle et telles que pouvait le percevoir les lecteurs.

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